Nouveaux métiers, nouvelles formations – Master Valorisation Economique de la Culture, mention « gastronomie, vin et tourisme »

Après notre article consacré à la Licence Professionnelle « Métiers des arts culinaires et des arts de la table » (à lire ici), nous vous proposons de découvrir une autre formation aux métiers émergents de l’hôtellerie-restauration, avec le Master Valorisation Economique de la Culture, mention « gastronomie, vin et tourisme », à l’Université d’Angers.

A nouveau, c’est Olivier Etcheverria, directeur de la formation, qui a fait le point avec nous sur le fonctionnement et les opportunités offertes par ce type de cursus.

Pourquoi avoir créé ce Master ? A qui s’adresse-t-il ?

Chaque année, des étudiants titulaires de la Licence Professionnelle «Métiers des arts culinaires et des arts de la table» souhaitaient poursuivre leurs études. Ce Master a été créé en 2008, notamment pour répondre à cette demande.

Aujourd’hui, une partie de nos  licenciés rejoignent ce Master. Le reste du recrutement se fait auprès d’étudiants de niveau Bac + 3, diplômés dans le domaine de l’hôtellerie-restauration ou des sciences humaines.

A quel(s) métier(s) cette formation destine-t-elle les étudiants ?

Ce Master de Valorisation Economique de la Culture prépare à des métiers très divers, dans deux secteurs d’activité :

- Le tourisme viti-vinicole et l’oeno-tourisme.

- L’écrit gourmand, la critique, le journalisme, l’édition, la communication, l’événementiel gourmand et, de façon plus générale, les « médias gourmands ».

Dans tous les cas, ce sont des métiers émergents, encore extrêmement pointus, mais qui participent d’une vision stratégique à long terme : concevoir les possibilités d’action autour de l’univers de la cuisine, de la restauration et de la gastronomie. D’autant que l’univers de l’alimentation et de l’hôtellerie-restauration qui représente aujourd’hui un véritable enjeu, à la fois économique, social et culturel.

Comment s’organise la formation ?

Comme pour la Licence Pro, les stages en entreprises ont une place importante en Master : les étudiants doivent faire au moins quatre mois de stage en première année, six mois en deuxième année.

Chaque promotion compte 20 à 25 étudiants, qui trouvent tous un emploi à la fin de leurs études.

.

Pour en savoir + 

- Le site de l’université d’Angers ;
Le programme d’enseignement du Master «gastronomie, vin et tourisme» (PDF) ;
Un texte sur la réforme de Bologne, qui entend instaurer un espace européen pour l’enseignement supérieur (PDF).

.

A venir :  Au mois d’octobre prochain, nous donnerons la parole à un étudiant de ce Master.

.

«C’était une petite révolution de faire entrer la cuisine à l’université» Olivier Etcheverria, directeur de la Licence Professionnelle «Métiers des arts culinaires et des arts de la table».

Géographe, maître de conférence à l’université d’Angers, Olivier Etcheverria dirige l’enseignement de la Licence Professionnelle et du Master dédiés aux arts culinaires et arts de la table, gastronomie, vin et tourisme.

Nous avons fait le point avec lui sur ces formations qui, depuis à peine dix ans, offrent de véritables opportunités pour les nouveaux métiers de l’hôtellerie-restauration et du tourisme.

Comment ces nouvelles formations sont-elles apparues à l’université ?

C’est sous l’impulsion de Jack Lang, alors Ministre de l’Éducation Nationale, que la cuisine a fait son entrée à l’université, en tant que « pratique artistique ».

En 2001, l’université d’Angers a ainsi décidé de proposer une Licence Professionnelle intitulée «Métiers des arts culinaires et des arts de la table». C’était une petite révolution de faire entrer la cuisine à l’université …

 A qui s’adressent-elles ?

 À Angers, la Licence Pro s’adresse à un public de niveau Bac + 2. A l’heure actuelle, les titulaires d’un BTS Hôtellerie-Restauration représentent 90% du recrutement. Les étudiants en BTS Tourisme sont également attirés par les métiers de l’hôtellerie-restauration, qui présentent pour eux de nombreux avantages : plein emploi, mobilité géographique,  dynamisme, possibilité d’une évolution de carrière à court terme, etc.

En termes de recrutement, les 5 à 10% restants proviennent d’autres filières : BTS MUC (Management d’Unités Commerciales), BTS Gestion des Entreprises, mais aussi des formations d’histoire, de géographie ou de sociologie.

Ceci va parfaitement dans le sens du souhait énoncé par le Ministère de l’Éducation Nationale : élargir le recrutement de cette Licence.

 A noter également que dans les dernières promotions, il y avait un tiers d’étudiants étrangers ; sans doute parce qu’en France, les métiers concernés par cette formation sont encore émergents. 

Comment s’organise le recrutement à Angers ?

Chaque promotion regroupe 45 étudiants. Depuis 2010, cette promotion compte 20 étudiants supplémentaires, qui suivent le même enseignement à Avignon, dans le cadre de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Vaucluse. Qu’ils soient à Avignon ou à Angers, tous les étudiants sont inscrits à l’Université d’Angers ; ils ont le même responsable de formation et le même président de jury, Olivier Etcheveria.

Le programme est le même, même si les enseignants sont parfois différents. Il n’y a que « l’unité d’enseignement métier » qui diffère à Avignon, où elle est intitulée «savoirs culinaires et discours gastronomique méditerranéen», en référence à la diète méditerranéenne, inscrite au patrimoine de l’humanité par l’UNESCO depuis 2010.

Les étudiants sont recrutés en deux temps :

- D’abord, sur dossier où ils sont pré-sélectionnés sur la base de leurs résultats scolaires, d’un CV qui permet de rendre compte de leur formation pratique, ainsi que d’une lettre de motivation. Le premier choix parmi les 150 dossiers reçus par l’Université tient également compte de l’assiduité et de la motivation des étudiants.

- Les 2/3 des candidats sont ensuite reçus par Olivier Etcheveria, responsable de la formation, et par un professionnel de l’hôtellerie restauration ou de l’alimentation. Le candidat doit alors défendre son projet professionnel devant ce jury et exposer son besoin d’un enseignement Bac +3.

 Comment se déroule la formation ?

 Les 45 étudiants retenus suivent un enseignement de septembre à septembre, durant lequel ils feront deux stages en entreprise :

- Un premier stage de trois mois dans n’importe quel métier de la restauration ou de l’alimentation, pour une approche très technique et technologique.

- Un second stage de trois mois dans un métier plus ou moins proche de l’alimentaire : cabinet de design, cristallerie, cabinet de conseils, école de cuisine, hôtel, traiteur, médias, …

Ces stages se déroulent du 1er mars au 31 août.

A quel(s) métier(s) cette formation destine-t-elle les étudiants ?

L’étudiant type de la Licence Pro aurait pu devenir cuisinier ou maître d’hôtel ; il suit cette formation pour accéder à des métiers de gestion, de management et d’animation de restaurant.

Le BTS forme à des métiers opérationnels, la Licence forme à des métiers fonctionnels.

100% des étudiants titulaires cette Licence trouvent un emploi dans les trois mois qui suivent la fin de leurs études. Ils sont environ un tiers à être recrutés pendant leur stage.

.

Pour en savoir + 
- Le site de la formation à l’université d’Angers
La brochure de la Licence Pro (PDF).

.

À suivre : La présentation du Master Valorisation Économique de la Culture, mention « Gastronomie, vin et tourisme ».