« Chaque année en CQP, nous avons des jeunes de qualité, motivés et de tous les âges », Richard Alexandre directeur du CFA Médéric (Paris)

Il y a quelques semaines, nous vous proposions le témoignage de Mohamed Bouzina, en  Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) à Paris. Partage d’expérience, récit de parcours, cet article était aussi l’occasion de vous faire découvrir ce type de formation. Pour en savoir plus, nous avons interrogé Richard Alexandre, directeur du CFA Médéric. Il nous parle ici des spécificités du CQP et de la nécessité de valoriser cette formation auprès des restaurateurs :

« Aujourd’hui, dans notre CFA, nous avons 650 apprentis du niveau 3 au niveau 5 (des CAP aux BTS). Mais nous avons aussi 30 CQP, qui se forment à trois types de métier : commis de cuisine, réceptionniste et serveur en restauration option sommellerie.

Les CQP sont une formation à part entière de l’hôtellerie-restauration. Pour les accueillir en entreprise, les restaurateurs doivent obligatoirement être formés au tutorat. Ce sont des formations de deux à trois jours au total, réparties en plusieurs sessions. Il faut deux jours de formation pour être tuteur, et trois jours de formation pour être tuteur accrédité, ambassadeur des métiers.

Les avantages des CQP ne semblent pas encore suffisamment connus par les restaurateurs d’Ile de France.

Les jeunes qui suivent cette formation ont un profil qui peut s’inscrire à long terme dans les entreprises. Chaque année en CQP, nous avons des jeunes de qualité, motivés et de tous les âges. Ce ne sont pas des gamins, ils ont déjà un vécu. Parfois diplômés, ils n’ont pas trouvé d’emploi dans leur domaine de compétence initiale et se sont ré-orientés vers l’hôtellerie-restauration. Bien souvent, ce sont des jeunes qui ont suivi une formation générale débouchant sur l’enseignement supérieur ; pour différentes raisons, ils avaient mis de côté leur goût pour l’hôtellerie-restauration, avant de revenir vers leur premier désir.

Plus mûrs, plus adultes, ils sont bien souvent plus rapidement performants au sein de l’entreprise. D’autant qu’ils y sont très présents : les restaurateurs ignorent souvent sur un contrat d’un an, les CQP ne passent que 38 journées de formation au CFA. Le reste du temps, ils sont en entreprise pour acquérir les bases du métier et travailler. Les CQP coûtent plus cher qu’un contrat d’apprentissage, mais moins cher qu’un employé. Et surtout, ils s’inscrivent dans une démarche d’embauche à terme, une démarche citoyenne efficace pour l’entreprise. »

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Annexes :

Présentation des avantages du contrat de professionnalisation (PDF).
Formation à l’exercice de la fonction tutorale (PDF).
Témoignage de Mohamed Bouzina : “Je ne me voyais pas du tout dans la restauration, mais à l’université … Et puis, pour payer mes études, j’ai travaillé … J’ai vraiment trouvé ma voie”.

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