« Les jeunes sont inquiets pour leur avenir, ils veulent connaître le monde du travail », Stéphane Ferrari, chargé de l’option Découverte Professionnelle au Collège des Célestins (Vichy).

Stéphane Ferrari est professeur de Sciences de la Vie et de la Terre au collège des Célestins à Vichy. Chargé de l’option d’enseignement de DP3 en classe de troisième (matière optionnelle pour la Découverte Professionnelle, à raison de 3 heures par semaine) nous lui avons demandé en quoi consistait cette découverte du monde de l’entreprise.

IMG_1107

« Cette option existe depuis 8 ans. J’ai 24 élèves qui la suivent. Nous sommes normalement limités à 18 élèves mais comment refuser un élève qui a envie d’apprendre ?

Notre but, c’est de leur faire découvrir les métiers, les formations et le monde de l’entreprise. J’ai tous les profils d’élèves, des très bons ou mauvais élèves ; tous viennent pour se renseigner. Je les ai en cours le mardi. Grâce à la Chambre des Métiers et de l’Artisanat, j’invite régulièrement des professionnels (1).

J’emmène également mes élèves de DP3 à des manifestations comme le Carrefour des Métiers où je sais qu’ils pourront être en contact avec toutes les formations professionnelles, et surtout avec des jeunes qui suivent ces formations. Cette année, il y a aussi les Olympiades des Métiers (concours pour les jeunes qui ont suivi des formations professionnelles) qui se déroulent en même temps. C’est très valorisant de voir ces jeunes professionnels dans cette compétition.

Avec les élèves nous faisons aussi des visites d’entreprises sur notre bassin d’emploi, Vichy : les eaux de Vichy, les thermes, l’hôtel des Célestins, Ligier, Capryl, L’Oréal, le Centre Horticole, etc. L’objectif, c’est de développer leur curiosité et de favoriser les rencontres. Les collégiens font aussi trois stages en entreprise. C’est eux qui choisissent leurs entreprises où ils restent en observation pendant 3 jours. Nous ne cherchons pas seulement à répondre à leurs projets ; nous voulons surtout leur permettre de formuler leurs désirs. Pour cela, la meilleure solution est sans doute de les ouvrir au monde de l’entreprise en nourrissant leur curiosité.

Tous les collèges doivent avoir une DP3 et je pense que c’est un bon moyen de grandir. En général, sur une promotion de 24 élèves, un peu plus de la moitié va s’orienter vers des Bacs Pro, mais nous avons aussi des élèves à 16 de moyenne qui restent dans l’enseignement général. Ils voulaient juste découvrir et se renseigner. Les jeunes sont inquiets pour leur avenir : ils veulent se renseigner et connaître au mieux le monde du travail.

Il est évident que pour nous, un chef cuisinier, un maître d’hôtel ou un sommelier qui prend le temps de venir parler de son métier en classe, offre à nos collégiens de la réalité et un contact direct avec des professions qui offrent des emplois et une certaine possibilité de réussite.»

 .

NOTE :

(1) Nous avons demandé à Stéphane Ferrari s’il faisait intervenir des CET, Conseillers de l’Enseignement Technologique, mais il ne connaissait pas ces professionnels habilités à parler de leur métier. En savoir + sur les CET 

.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s