«Si j’ai autant de détermination à faire ce métier, c’est bien sûr parce qu’il me plaît», Damien Melon, 2ème année de BTS hôtellerie-restauration option arts de la table et du service, Técomah (2/2)

Dans notre précédent entretien avec Damien Melon, nous avons découvert comment il avait changé d’orientation. En découvrant les métiers de la salle en restauration, il a abandonné l’enseignement général pour chercher à s’inscrire en BTS Hôtellerie-Restauration. Il nous raconte aujourd’hui comment et pourquoi ce métier le passionne.

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«Venant de l’enseignement général, une remise à niveau était indispensable. Je me suis inscrit en CAP service en salle, pour un an, au CFA de Blagnac. Je travaillais en alternance au Point d’ogre, à Toulouse. J’ai eu de la chance, je m’en suis rendu compte plus tard, de tomber sur un couple de patrons perfectionnistes et très rigoureux. Pendant 4 mois, même si cela n’a pas toujours été facile, ne comprenant pas encore tout de la rigueur du service, j’ai senti que je progressais dans le métier que j’avais choisi. En juin, j’ai décroché mon CAP.

J’ai alors déposé deux dossiers pour m’inscrire en BTS, à l’école Ferrandi et à Tecomah, ces établissement étant particulièrement bien cotées. J’ai échoué au test d’espagnol à l’école Ferrandi, mais j’ai été pris à Tecomah. Enfin, j’étais en BTS !

Pour nous permettre de trouver une entreprise en alternance, l’école organisait des « job-dating » ; j’ai également cherché un établissement par mes propres moyens. J’ai envoyé un CV et une lettre de motivation au Trianon Palace, dont le restaurant est géré par Gordon Ramsay, avec Simone Zanoni comme chef. Si j’ai cherché à me rapprocher de ce restaurant, c’est avant tout parce qu’il fait partie du groupe Hilton. A terme, je veux partir travailler aux Etats-Unis. Je pense que j’ai fait le bon choix.

Aujourd’hui, je suis en deuxième année de BTS et toujours au Trianon Palace. Si j’ai autant de détermination à faire ce métier, c’est bien sûr parce qu’il me plaît, et cela pour deux raisons : l’adrénaline qui lui est propre et les remerciements des clients contents de votre travail. Enfin, je peux le dire, travailler dans un restaurant, c’est quand même parfait quand on adore manger.»

« Pour compléter mon BTS Tourisme, j’ai choisi de faire une mention complémentaire Accueil-Réception », Gwendoline Munch, Les Gourmandises, Cork (Irlande).

Avec une formation générale, suivie d’un BTS Tourisme et d’une mention complémentaire Accueil-Réception, Gwendoline Munch travaille actuellement dans un restaurant français de Cork, en Irlande. Nous l’avons rencontrée lors d’un de ses courts séjours en France. Sa volonté et ses projets pour travailler dans l’hôtellerie-restauration nous ont semblé intéressants à partager. Tourisme, accueil et animation nous sont apparus comme une combinaison efficace pour de nombreux jeunes en formation hôtelière. Pour Vivre la Restauration, elle revient sur son parcours, et sur les choix qui l’ont conduite à partir à l’étranger.

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« J’ai d’abord passé un Bac ES, à Issoire (63), avant de préparer un BTS Vente et Production Tourisme à l’école Hôtelière de Chamalières. C’est une formation en 2 ans, avec trois stages de 1 à 2 mois. Le premier, je l’ai fait chez Thomas Cook à Chamalières. Un stage moyennement intéressant car avec peu de contacts clientèle. Au contraire, pour mon second stage, j’ai travaillé chez Guest-Incentive-Travel, une agence de voyages et d’événementiels sur mesure, installée à Beaumont, en banlieue clermontoise. Cette expérience correspondait davantage à ce que je cherchais, notamment d’un point de vue relationnel avec la clientèle. Enfin mon troisième stage, je l’ai effectué chez une personne de cette agence qui avait monté sa propre entreprise, Guest So.

Une fois ma formation terminée, j’ai cherché un emploi dans le secteur de l’organisation de voyages et d’événements mais je n’ai rien trouvé… Pour compléter mon BTS Tourisme, j’ai donc choisi de faire la mention complémentaire Accueil-Réception au lycée hôtelier de Chamalières : une formation en 1 an, avec trois stages dans l’année que j’ai réalisés à l’Holiday Inn de Clermont-Ferrand. L’équipe était très sympathique et surtout très pédagogue. Tous m’ont vraiment appris le métier de réceptionniste. J´ai demandé à être dans la partie commerciale pour mon dernier stage, ce qui m’a permis de m’occuper des séminaires, des réservations de groupes, et de tout ce qui est gestion des contrats avec les entreprises et organisation d’excursions touristiques pour des clients. C’était exactement ce que je voulais faire. J’étais enfin vraiment dans mon élément !

Une seule chose me manquait encore : pendant ma formation, ma connaissance en anglais était restée très théorique. Aussi, quand on me demandait si je parlais anglais, j’étais obligée de répondre que je ne le parlais pas couramment. Avec mon ami, qui travaillait aussi dans l’hôtellerie, nous avons donc décidé de partir dans un pays anglophone pour apprendre et posséder enfin cette langue.»

A suivre : «J’ai toujours comme objectif de travailler dans un grand hôtel, voire un palace», Gwendoline Munch, Les Gourmandises, Cork (Irlande).

« Il n’y a pas assez de travaux pratiques en BTS » : rencontre avec Lucie Perrigot, stagiaire, première année de BTS

Lucie a 20 ans, elle est en première année de BTS hôtellerie-restauration, option génie culinaire et arts de la table, au lycée hôtelier de Dinard. Elle a d’abord passé un bac S, puis suivi une année de remise à niveau avant d’entrer en BTS. Elle est en stage chez Jean-Marie Baudic depuis avril, jusqu’en août. C’est un de ses professeurs qui lui a conseillé le Youpala Bistrot, qu’elle ne connaissait pas. C’est le deuxième stage qu’elle effectue, son premier contact avec la cuisine de restaurant s’était fait au Grand Monarque à Chartres.

Lucie nous livre ses impressions sur l’apprentissage de la cuisine et nous dévoile ses projets professionnels.

«Quand je suis arrivée, je me suis dit que c’était vraiment petit ! J’ai débuté en pâtisserie avec Juliette Baudic qui m’a appris beaucoup de techniques. En cuisine, avec monsieur Baudic, je peux goûter tout ce que nous préparons et surtout acquérir une très bonne connaissance des produits.

Dès mon arrivée, j’ai eu l’impression que j’étais capable de faire : c’est grâce à mon année de remise à niveau après le bac, pendant laquelle j’avais trois cours de travaux pratiques par semaine, alors qu’en BTS je n’en ai plus qu’un. – Vraiment, je trouve qu’il n’y a pas assez de travaux pratiques en BTS.

Par contre, les professeurs sont vraiment présents pour nous aider, nous guider, et l’enseignement en lycée hôtelier correspond parfaitement à ce que j’attendais.

Dans ma classe, il y a autant de filles que de garçons, avec une répartition égale entre salle et cuisine. Les filles sont de plus en plus présentes en cuisine. Quand j’étais en troisième, j’avais fait mon stage d’observation dans un restaurant. Le côté macho de la cuisine m’avait frappée, mais j’ai la nette impression que tout cela s’atténue, que c’est en train de changer.

Chez Jean-Marie Baudic, ce qui est très intéressant, c’est que nous ne savons pas ce qui va arriver du marché. C’est moins rigide comme pratique de cuisine et surtout cela permet de proposer une meilleure qualité. Ces produits frais fidélisent certainement la clientèle.

Pour moi la cuisine, c’est un peu l’aventure car ce n’est jamais pareil. C’est passionnant de voir des façons et des manières de faire différentes. Car la cuisine est toujours en rapport avec la personne qui la fait.

Après mes études j’aimerais bien travailler pour la Brittany-Ferries, et parfaire mon anglais. Mais mon grand rêve, ce serait d’ouvrir un hôtel-restaurant pour handicapés. Il n’y a rien qui existe pour recevoir les parents et les accompagnateurs et leur permettre eux aussi de prendre des vacances. Mon but c’est de donner du plaisir. J’en ai parlé aux profs, ils trouvent ça bien mais me disent de faire attention car ça risque de coûter cher, très cher.»